Recherche animale

La SFR Santé Lyon Est « Louis Léopold Ollier » fédère les laboratoires de recherche en biologie santé du pôle biomédical Lyon Est et soutient notamment la recherche animale. Aujourd’hui de nombreux processus biologiques peuvent être étudiés sur des organismes simples comme les mouches ou les vers, avec des cellules ou des organes isolés voire des modèles informatiques, mais nos connaissances sont encore insuffisantes pour pouvoir nous passer de la recherche avec les animaux pour comprendre le fonctionnement du corps humain et animal ainsi que des processus physiologiques complexes.
Souris de laboratoire (crédit Wikicommons)
La recherche animale, pourquoi ?
Des animaux vivants sont impliqués dans des domaines aussi variés que :
  • La cancérologie : comprendre les mécanismes de développement des tumeurs, comment elles peuvent migrer dans l’organisme entier, mettre au point de nouveaux traitements ;
  • Les Neurosciences : comprendre le fonctionnement du cerveau, comment il code nos actions, nos sensations et nos pensées, comprendre ses maladies ;
  • Le métabolisme : comprendre comment notre corps régule son énergie, quel est l’impact de la nutrition sur notre organisme ;
  • Les interactions nerfs-muscles : c’est la physiologie neuro-musculaire et toutes ses pathologies associées comme les myopathies ;
  • Le fonctionnement du système immunitaire et l’étude du sang : défenses immunitaires, inflammation, étude des globules rouges et de la coagulation ;
  • Les nouvelles technologies pour la santé comme l’imagerie cérébrale, l’utilisation d’ultrasons pour guérir des maladies.
Rat de laboratoire (crédit S. Marinesco, Inserm)
Nos animaux
Au sein de la SFR Lyon Est, les études scientifiques concernent surtout des souris, mais aussi des rats, des poissons zèbres et des singes (des macaques, les grands singes sont protégés)
La règlementation appliquée à nos laboratoires
La recherche animale est une activité très règlementée aux niveaux français et Européen.
  • Elle ne peut se dérouler que dans des locaux agréés par la préfecture, dans lesquels des règles d’hygiène et de sécurité strictes sont appliquées et où le quotidien des animaux est contrôlé régulièrement. Les animaux sont hébergés dans des conditions respectueuses de leurs besoins et du bien-être animal : ils ont suffisamment de place, de nourriture et de boisson, ils sont élevés en groupe.
  • Les chercheurs, ingénieurs et techniciens en recherche animale doivent posséder des diplômes spécifiques à l’expérimentation chez l’animal et adaptés à leurs fonctions ; ils doivent se mettre à niveau régulièrement.
  • Les projets de recherche reçoivent doivent obtenir l’avis favorable d'un comité d’éthique et sont approuvés par le ministère de la recherche avant d’être menés. Le comité d’éthique vérifie que le bénéfice attendu pour la société mérite bien l’utilisation d’animaux vivants. Il vérifie aussi qu’il n’existe pas de méthodes alternatives pour les recherches proposées. Au sein des laboratoires et des animaleries, des structures de bien-être animal mettent en œuvre des mesures pour améliorer de façon continue les conditions de vie des animaux impliqués dans le projet de recherche.
  • Les services vétérinaires (Direction Départementale de la Protection des Populations ou DDPP) font des inspections régulières des établissements de recherche. Si ces règles ne sont pas appliquées, des sanctions sont prévues par la loi : interdiction d’exercer, amendes, etc.
Nos valeurs :
Les chercheurs de la SFR respectent la règle dite des trois R et s’engagent à :
  • Remplacer le recours à l'animal dès que possible,
  • Si ce n’est pas possible, à Réduire le nombre d’animaux utilisés
  • A Raffiner les procédures, c’est-à-dire revoir les méthodes employées pour diminuer la douleur animale tout en garantissant des résultats scientifiques de grande qualité.
Nos réussites :
  • Les chercheurs de la SFR ont développé des méthodes alternatives qui n’ont pas recours aux animaux. Par exemple le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon peut maintenant faire croître des tumeurs dans des gels nutritifs in vitro évitant ainsi le recours à des animaux vivants. En neurosciences, les connexions entre les neurones peuvent maintenant être étudiées sur des fragments de cerveau cultivés dans un milieu nourricier.
  • Les chercheurs de la SFR mettent au point de nouveaux médicaments pour les humains et les animaux :
  • La société Netris Pharma développe actuellement de nouveaux médicaments contre le cancer qui agissent sur une cible appelée « récepteur à la dépendance » découverte par des chercheurs du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon. http://www.netrispharma.com/
  • La société Tollys développe des médicaments anti-cancer qui agissent sur la cible appelée « Toll-Like receptor 3 ou TLR3 » dont le fonctionnement a été compris en grande partie grâce aux travaux de chercheurs du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon. http://tollys.fr/
  • La société Gaoma Therapeutics développe des médicaments pour améliorer les capacités cognitives des patients épileptiques en agissant sur la neuro-inflammation, grâce aux travaux des chercheurs du Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon https://www.pulsalys.fr/nos-reussites/gaoma-therapeutics-nouvelle-approche-de-lepilepsie/
Ces médicaments peuvent maintenant être testés chez les humains grâce à de longues années de recherche chez l’animal qui ont servi à mieux comprendre les mécanismes de la maladie, trouver les bonnes cibles à traiter, s’assurer que les molécules ne sont pas toxiques et sans effets secondaires. Il arrive que ces médicaments soient prescrits par les vétérinaires et profitent ainsi aux animaux.
La recherche animale présentée par le CNRS
Pour en savoir plus sur la règlementation :
La charte nationale portant sur l’éthique de l’expérimentation animale
Le site officiel du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche relatif à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques
L’utilisation d'animaux vivants en recherche biomédicale est encadrée par la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques
Cette directive a été transposée en droit français sous la forme d'un décret et de quatre arrêtés en date du 1er février 2013 :
  • 1- Arrêté du 1er février 2013 fixant les conditions d'agrément, d'aménagement et de fonctionnement des établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques et leurs contrôles
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027037983&dateTexte=&categorieLien=id
  • 2- Arrêté du 1er février 2013 relatif à l'évaluation éthique et à l'autorisation des projets impliquant l'utilisation d'animaux dans des procédures expérimental
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027038013&dateTexte=&categorieLien=id
  • 3- Arrêté du 1er février 2013 fixant les conditions de fourniture de certaines espèces animales utilisées à des fins scientifiques aux établissements utilisateurs agréés
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027037949&dateTexte=&categorieLien=id
  • 4- Arrêté du 1er février 2013 relatif à l'acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027037960&dateTexte=&categorieLien=id
25 février 2020